Les cosmétiques bio - un choix

 Pourquoi faire le choix des cosmétiques bio ?

Pour des questions environnementales : quel est l’impact à long terme d’une surproduction de molécules chimiques de synthèse ? Comment en éliminer les déchets dans la plupart des cas non biodégradables ? Il est à ce propos inquiétant d’en retrouver disséminés dans des endroits insolites : des muscs artificiels utilisés pour nos parfums ont été relevés en grande quantité  dans du thon et des harengs, des phtalates présents dans les cosmétiques ont été retrouvés dans de la viande et des produits laitiers… (étude du WWF, 2006).
De plus ces cosmétiques ne sont pas testés sur les animaux.

 Pour des questions de santé : de nombreux produits autorisés se sont révélés toxiques pour l’Homme. Certains ont été interdits (réforme Reach) mais pas tous. Pour certains, on préconise donc de faibles quantités dans leur utilisation. Bien sûr cela est encadré, mais on oublie que si chaque marque respecte les doses, les consommateurs utilisent différents produits de consommation courante (cosmétiques mais aussi produits ménagers, peintures, colles, aliments…) comportant chacun ces substances en démultipliant ainsi les effets. Bien sûr, je ne nie pas ici la toxicité de certains produits naturels (naturels ≠ sans danger) dont certaines huiles essentielles, mais en cosmétique bio, rassurez-vous, les produits toxiques sont bannis !

 Comment sont faits les cosmétiques ?

· Tout d’abord, on a besoin d’une base qu’on appelle l’excipient. Il représente la plus grosse part du produit : eau, huile, cires, émulsifiants, tensioactifs, épaississants …

Voici un tableau publié par Nature et Découvertes et enrichi ici de diverses lectures :

 

 

Cosmétique Conventionnelle

Cosmétique bio 

Phase aqueuse

 (entre 70 et 95 % du produit)

 Eau (Aqua) 

 

Eaux florales (mélisse, fleur d’oranger, bleuet, lavande, anis...)

 

Phase huileuse

 (entre 5 et 30 % du produit) 

 

Esters de synthèse

Huiles végétales

Huiles de silicones (Dimethicone, Cyclomethicone...)

 

Dérivés d’huiles minérales issus du pétrole (hydrogenated polyisobutene, isohexadecane)

 

Huiles minérales issues du pétrole (Paraffinum liquidum, Mineral Oil)

 

Huiles végétales (argan, sésame, rose musquée, jojoba, noisette, noyau d’abricot, tournesol...)

 

Triglycérides issus de l’huile végétale de coco : caprylic capric triglycerides 

Émulsifiant

 (entre 2 et 6% du produit) 

 

PEG-150 stearate, Polysorbate-20, tous les noms commençant par PEG- ou PPG

 

Cetearyl glucoside, Myristyl Glucoside, Lecithin... 

Agents de consistance 

Alcool gras (Cetearyl Alcohol, Cetyl Alcohol) mais aussi des cires de silicones (ex : C30-45 Alkyl Methicone)

 

Alcool gras (Cetearyl

Alcohol, Cetyl Alcohol)

 

Cires végétales (Candelilla et Carnauba Wax pour cire de candelilla, cire de carnauba)

 

Cire d’abeille (Beeswax)

 

Beurres de karité (Shea Butter), cacao, mangue (Mango Butter)  

 

Adoucissants 

 

Glycerin, Sorbitol, mais aussi les silicones (nom INCI se terminant en -thicone : Cyclomethicone, Dimethicone...)

 

Glycerin, Sorbitol 

Gélifiants

Polymère acrylique : Carbomer

La farine de Guar, la farine de noyau de caroube, la gomme arabique, l'agar-agar, les algines et l'amidon de pomme de terre, de riz ou de blé 

Gomme xanthane issue du sucre

Algues, cellulose, amidon modifié

 

  · Principes actifs: ce sont les substances responsables de l'efficacité du produit, qui leur donnent leurs propriétés.

Il est difficile d’établir ici un tableau car chaque type de produit nécessite des principes très différents. Ainsi, cela peut être les tensioactifs (on les utilise pour leurs propriétés moussantes, détergentes, émulsionnantes, dans les shampooings, dentifrices, savons, crèmes à raser, laits démaquillants), un agent d’hydratation, un filtre UV pour une crème solaire, des sels d’aluminium pour les anti-transpirants, une produit colorant pour les cheveux…

· Additifs qui stabilisent la préparation (antyoxydants, conservateurs…)  

 Tableau publié par Nature et Découvertes et enrichi par diverses lectures (suite) :   

 

 

 

 

Cosmétique Conventionnelle

Cosmétique bio 

Anti-oxydants 

 

Tocopherol acetate (dérivés de vitamine E), BHA, BHT 

 

Tocopherol (vitamine E naturelle) 

Conservateurs 

 Methylparaben Propylbaraben Butylparaben

Ethylparaben

Phenoxyethanol

Methylsiochlorothiazolinone

DMDM Hydantoin Methyldibromoglutaronitrile 

 

Huiles essentielles

 

Extraits de propolis ou de pépins pamplemousse

 

Conservateurs autorisés par Ecocert : Sodium Benzoate, Potassium Sorbate, Benzyl Alcohol, Dehydroacetique Acid, etc.  

 

 

 

· Parfums : 

 

 

Cosmétique Conventionnelle 

 

Cosmétique bio 

Fragrance

(parfums synthétiques) 

  
Huiles essentielles, 
isolats d’huiles
essentielles  

  

 

Les produits dont il vaut mieux se méfier quand on les voit sur les étiquettes : 

(répertoriés par penntybio.com ou la communauté LTT et enrichi par d’autres lectures).  

  

Les huiles minérales : Les paraffines dérivées du pétrole sont très avantageuses pour l'industrie cosmétique. Elles sont à la fois simples à travailler et très bon marché, par contre ces huiles artificielles empêchent la peau de respirer, bouchant les pores de la peau.

Ces huiles minérales comme la Paraffinum liquidum sont composées de chaînes d'hydrocarbures qui ne peuvent pas être métabolisées par l'organisme.

Les huiles minérales sont stockées dans l'organisme et pourraient endommager le foie, ou entraîner une inflammation des valvules du coeur. Actuellement, seules quelques huiles minérales et quelques produits pétroliers ont été testés, mais les résultats alarmants devraient d'ores et déjà nous engager à renoncer à ces produits.

Les huiles et cires de silicone Ces substances entièrement synthétiques, dérivées du silicium sont employées dans une multitude de produits.
La Dimethicone est l'une des matières premières les plus utilisées pour les formules de protection de la peau, de soins capillaires et de rouges à lèvres. On trouve aussi la Cetyl dimethicone copolyol, la Phenyl trimethicone, la Stearyl dimethicone.
Les huiles de silicone sont douces et s'étalent bien sur la peau, encore faut il qu'elles soient de bonne qualité.Elles sont de loin préférables aux huiles minérales, mais elles ont un grave inconvénient, elles sont très peu biodégradables et nocives pour l'environnement et donc indirectement pour notre santé. Par ailleurs, dans les shampooings, elles auraient tendance à étouffer le cuir chevelu.

 Les SLS comme Sodium-laureth-sulfate ou le sodium-lauryl-sulfate sont agressifs pour les muqueuses et sont responsables d'irritations cutanées et allergiques au niveau de la peau, des yeux et de muqueuses.

  Les polyéthylenglycols (PEG) dont l'obtention se fait à partir de gaz et de manipulations extrêmement dangereux. En outre, ils augmenteraient le phénomène de boutons et points noirs.

  Les monoéthanolamine , diéthanolamine et triéthanolamine ( MEA , DEA et TEA ) qui peuvent déclencher l'apparition de nitrosamines (cancérigènes)

  BHT et BHA : Antioxydants. En haute dose, ils ont des effets cancérigènes sur l'estomac (d'où leur interdiction dans les produits alimentaires).

  Composés organo-halogénés : l'halogénation consiste à introduire dans les molécules du chlore, du brome ou de l'iode. Ce sont des conservateurs de synthèse. Ils ont un potentiel allergène. S'ils se fixent dans les tissus, ils peuvent s'y décomposer, se fixer et les endommager.

   Formaldéhydes : Substance cancérigène. 

  Séparateurs de formaldéhydes : Formaldéhyde, DMDM hydantoïne, bronopol. Substances capables de dénaturer des protéines.

  Nitrosamines : Pénètrent par l'intermédiaire de matières premières souillées. Cancérigènes.

 EDTA et Etidronic acid : Ont la propriété de se fixer et sont donc critiques du point de vue toxicologiques.

  Composés musqués : Ces substances odorantes artificielles très stables se fixent dans les tissus. Elle sont cancérigènes.

  Substances obtenues à partir de PEG et de PPG : Ont la consistance d'un liquide ou d'une cire. Obtenus à partir de gaz de combat, extrêmement réactifs et particulièrement toxiques.

  Sels d'aluminium: Employés dans les déodorants. Peut résulter des réactions inflammatoires. Les glandes sudoripares peuvent être endommagées par une utilisation répétée. Les recherches en cours en font un ingrédient polémique car ils pourraient se fixer dans certaines organes dont le cerveau.

  Le triclosan est un produit chloré hautement réactif. Bactéricide, il peut empêcher le bon fonctionnement du foie. Il est souvent souillé par la dioxine, très dangereuse, même en quantité infime.

 

  Colorants cosmétiques et colorants pour cheveux : Des chercheurs américains ont constatés que l'utilisation de colorants pour les cheveux multipliait par cinq le risque de cancer du sein.

  Amines aromatiques : Substances de base des colorants d'oxydation. Substances toxiques qui peuvent être absorbées par la peau.

  Colorants azoïques : Colorants à base de goudron synthétique  particulièrement critique sur le plan toxicologique.

  Les quats et polyquats (INCI : Quaternium plus un chiffre) : Employés comme antistatique. Couramment utilisés : CTAC ( Cetyl trimethyl ammonium chlorure ) et le DSDMAC ( Quaternium 5 ). Biodégradable mais léger effet irritant sur la peau.

 

   Les Parabens pourraient favoriser les cancers du sein à cause de leur activité oestrogénique.

 

  Le talc pose également question. Il semble qu’appliqué en poudre sur les parties génitales, il pourrait augmenter le risque de cancer des ovaires. De toute façon il est inutile sur les fesses des bébés.... Trop souvent inhalé, il peut être irritant (cancérigène ?) pour les poumons.

 

 

Les labels de la cosmétique bio 

 

« Cosmébio BIO » :

 

 garantit que les produits ont été contrôlés par un organisme certificateur Ecocert ou Qualité France. Ce logo signifie qu’au moins 95 % des végétaux contenus dans le produit sont bio et qu’au moins 10 % du total des ingrédients est constitué de végétaux bio.

 

 

« Cosmébio ECO » :

 

garantit que les produits ont été contrôlés par un organisme certificateur Ecocert ou Qualité France. Ce logo signifi e qu’au moins 50 % des végétaux contenus dans le produit sont bio et qu’au moins 5 % du total des ingrédients est constitué de végétaux bio.

 

 

« Nature & Progrès » : L'image “http://nsm01.casimages.com/img/2008/03/05/080305020649169821792593.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. 

 garantit que les produits respectent le cahier des charges « Nature & Progrès ». Il n’y a pas d’organisme certificateur indépendant.

 

« BDIH » : http://www.leportailbio.com/admin/download/label-bdih(1).jpg 

garantit que les produits respectent le cahier des charges de l’association BDIH. Il n’y a pas d’organisme certificateur indépendant.

 

« ECOCERT » :

 

 

garantit que les produits ont été certifiés par l’organisme certificateur indépendant Ecocert selon le référentiel « Cosmétique Écologique et Biologique ».


Sources :La cosmétique bio, Natures et Découvertes, coll. "Si on vivait autrement?"

 

 http://lia.tinyturtle.free.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=57

 http://www.penntybio.com/cosm/prisque.htm

 http://www.linternaute.com/femmes/beaute/0409cosmeto_bio/1principe.shtml

 http://www.wwf.fr/actualites/des_produits_chimiques_au_menu

 

 

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